Le Comité Empalot Solidaire


Mardi 6 octobre 2009

Samedi 17 octobre, Le Comité Empalot Solidaire des sans-papiers organise son deuxième concert de soutien, grâce à l'aide de Progrès-Son.

Aux Pavillons Sauvages à 21 heures, avec
Clan d’Instinct (Hip-Hop)
Primero la Gente (Ska)
Toulouse Skanking Foundation (Ska)


 

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Dimanche 1 février 2009
Le Comité Empalot Solidaire des sans-papiers a été créé à l'autome 2006, à l'initiative de sans-papiers, d'habitants, et de militants associatifs du quartier d'Empalot, à Toulouse.

Sa création correspond à la formalisation d'un réseau militant qui s'était déjà constitué dans les mois précédents : plusieurs actions avaient été menées pour défendre des habitants du quartier menacés d'expulsion, et en juin 2006, un collectif avait participé à l'organisation de la manifestation contre la loi CESEDA et contre l'implantation du nouveau Centre de rétention de Toulouse-Cornebarrieu. Cette manifestation avait pris son départ dans le quartier, et ce fut un succès.

En septembre 2006, les liens se sont resserrés autour du cas d'un habitant qui était menacé d'expulsion. 

Sur la base de cette  expérience, un collectif stable est créé : le Comité Empalot Solidaire des sans papiers.
 

Nos buts :

- Organiser la solidarité concrète et immédiate dans le quartier d'Empalot entre tous les habitants, par le soutien aux immigrés sans-papiers

- Organiser et participer à la lutte collective pour la régularisation des sans-papiers,  

- Contribuer à la mobilisation globale pour l'abrogation des lois anti-immigrés
 

Nos activités :

- Organisation de réunions publiques dans le quartier d'Empalot, en avril 2007 et en janvier 2009 

- Formations juridiques pour les participants du Comité (la dernière, en octobre 2008, a été partagée avec le RUSF - Réseau Université Sans Frontières)

- Permanences tous les quinze jours : accueil des sans-papiers et de leurs proches, discussions, soutien personnel, orientation vers des services ou des associations...

- Soutien individuel à des familles et des travailleurs sans-papiers du quartier (conseils juridiques, accompagnement à la Préfecture, etc.) 

- Participation à plusieurs manifestations, en organisant lorsque c'est possible un cortège au départ du quartier. Voir par exemple la manifestation du  5 avril 2008. 

- Participation aux mobilisations contre les centres de rétention (le 19 janvier 2008) et contre les expulsions (le 15 mars 2008) et le 25 octobre 2008, avec le Comité Anti-Expulsions
 

Plus particulièrement, le comité a depuis sa naissance :  

- Participé à un numéro du journal du quartier "Les coursives d'Empalot"

- Organisé la mobilisation autour de la situation d'un habitant en 2007 (rassemblement dans le quartier, conférence de presse, liens avec différentes organisations et élus, etc) et lancement d'une pétition, qui a recueilli un millier de signatures.

- Campagne d'information avec RESF en septembre 2007 sur le quartier d'Empalot et autour de la coupe du monde de rugby.

- Organisé la Saint-Valentin des sans-papiers le 14 février 2008.

- Concert de soutien le 17 mai 2008.

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Mercredi 21 janvier 2009

Quelles formes de lutte pour obtenir les papiers ?

Quels moyens employés contre les expulsions ?


Le Comité Empalot Solidaire des Sans-Papiers vous invite à en débattre lors de la réunion publique organisée le samedi 31 janvier 2009 à 15 heures à La Maison Bleue – Empalot


Des hommes et femmes viendront témoigner de leurs actions.


Venez nombreux !


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Jeudi 5 juin 2008
La véridique histoire d'A., habitant d'Empalot (ou comment faire du chiffre)
A. est en France depuis le 16 juin 2001. Il vit en concubinage depuis bientôt 2 ans avec une française, lorsque le 11 février 2006, ils se marient civilement à la mairie de Toulouse.
Le 6 septembre 2006, A. a été arrêté une première fois, et placé en centre de rétention. Transféré au Mesnil-Amelot (près de Roissy), il était vraiment proche de l'expulsion, lorsqu'il a été relâché le 26 septembre 2006, pour vice de procédure. Il aura fallu toute la mobilisation pour retarder son départ et permettre à son avocat d'empêcher son départ.
Un an plus tard, A. et sa femme préparent leur voyage au Sénégal : ils n'en peuvent plus de vivre dans la peur de l'expulsion (il a encore été interpelé, puis relâché au mois d'août...) et ils ont décidé de se rendre à Dakar pour régulariser la situation, en revenant avec un visa. Ils ont mis toutes leurs économies pour payer les billets d'avion, ils partiront en novembre.
Mais le 3 septembre 2007, A. est de nouveau arrêté et placé en rétention. Le Comité organise un rassemblement dès le 5 septembre sur la place commerciale du quartier.
Il obtient l'assignation à résidence, et tout le monde espère que le Préfet "l'oubliera" jusqu'en novembre, puisqu'il a déjà son billet pour le Sénégal.
Mais entretemps, le Préfet se fait remonter les bretelles par le ministre des expulsions, Hortefeux : il n'a pas fait son chiffre ! Il n'a pas assez expulsé !
Alors le 15 septembre à l'aube, la police de l'air et des frontières débarque chez le couple, embarque A. et le met dans l'avion...
Et hop, un de plus pour remonter la moyenne du Préfet !
Et qu'importe le coût de l'expulsion.
Evidemment, lorsqu'on est expulsé, (il faut dire "reconduit à la frontière" en langage technocratique, c'est moins violent sans doute) c'est beucoup plus compliqué d'obtenir un visa au consulat, qui demande l'avis de la Préfecture...
Depuis maintenant bientôt trois mois, il attend.
Sa femme a passé le mois de novembre avec lui à Dakar et s'est démenée également auprès du Consulat, et ici, nous avons essayé de convaincre la Préfecture d'accélérer la manoeuvre.
Elle est rentrée à Toulouse... et lui est resté à Dakar.
Pourtnat, nous savions depuis le départ qu'il finirait par rentrer chez lui, qu'il en avait le droit (malgré toutes les restrictions législatives qui s'accumulent pour interdire aux étrangers de vivre en France)

Epilogue :
Il aura fallu finalement 9 mois pour que notre voisin A. puisse rentrer chez lui auprès de sa femme.
Le refus de visa a été condamné par le Conseil d'Etat...
Mais A. a passé presque une année loin de chez lui, loin de sa compagne. Aujourd'hui, il vit en situation régulière, il peut enfin travailler normalement. Il est juste un peu agacé à chaque contrôle d'identité... Mais ça c'est le lot de tous les immigrés, et lorsqu'on a des papiers, on se sent un peu moins en insécurité !

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Mardi 13 mai 2008


Retrouvez-nous et soutenez le Comité Empalot Solidaire, samedi 17 mai à 21 heures au Fairfield Café (Saint-Agne, Toulouse)

Le concert est organisé par l'association 
Progrès-son
Avec la participation des groupes Clan d'Instinct, Mas Ay Pas et Camel & ON.
Merci à eux tous !!! (et à samedi) 


 

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Mercredi 6 février 2008
Contre les expulsions, pour vivre avec ceux qu'on aime !

A l’occasion du 14 février, fête commerciale des amoureux, les sans-papiers et leurs soutiens ont voulu mettre en lumière la situation des couples qui ont été séparés ou risquent de l’être par les lois Sarkozy Hortefeux.

A l'initiative du Comité Empalot Solidaire des sans-papiers, nous avons organisé un rassemblement place du Capitole à Toulouse.
Avec une centaine de personnes, pour la plupart vêtues de rouge, et armés de joyeux lampions, nous avons rappelé que les conditions pour vivre ensemble deviennent de plus en plus difficiles et les expulsions séparent ceux qui s’aiment.

Aux cris de "Amoureux OUI ! Hortefeux NON !", nous avons interpellé les passants pour dénonçer la politique raciste qui s’en prend au droit de vivre et d’aimer !

Chacune de ces lois rend, chaque jour, plus difficile les conditions de vivre ensemble.

Halte aux rafles et aux expulsions
Pour le droit de vivre ensemble
Dans nos quartiers, dans nos écoles, dans nos entreprises, organisons la solidarité avec les sans-papiers, organisons la résistance!


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Mercredi 6 février 2008
A. est sénégalais. Il a séjourné pendant plusieurs années en France où il s’est marié à Toulouse avec une ressortissante française le 11 février 2006.
Malgré de nombreuses démarches accomplies en vue d’obtenir une régularisation, le Préfet a toujours refusé de lui donner une carte de séjour, faisant valoir qu’il n’était pas rentré en France avec un visa.
Dans l’impasse, A. a décidé au mois de juillet 2007 de repartir avec sa femme au Sénégal en vue de solliciter un visa de long séjour pour obtenir son titre de séjour. Les billets aller-retour ont été achetés avec un départ prévu le 12 novembre 2007.
Au début du mois de septembre 2007, il a été arrêté et placé au centre de rétention. Libéré par le juge en raison notamment du fait qu’il justifiait être en mesure de repartir au Sénégal par ses propres moyens, des policiers sont cependant venus le chercher à son domicile le 15 septembre 2007 au petit matin pour l’expulser manu militari vers son pays d’origine.
A. a ainsi été victime de la politique du chiffre fixée par le gouvernement.
Au Sénégal, il a entamé des démarches afin d'obtenir un visa de long séjour pour revenir en France et y poursuivre sa vie commune avec sa conjointe.
Sa femme l’a rejoint au Sénégal au mois de novembre et a vécu avec lui pendant trois semaines. Ils se sont rendus à plusieurs reprises au Consulat pour obtenir des nouvelles de leur dossier. Aucune réponse précise ne leur a été donnée.
Depuis maintenant près de quatre mois, il est dans l’attente.
Depuis maintenant près de quatre mois, A. et sa femme sont dans l’impossibilité de vivre ensemble.
Cela doit cesser ! L’Etat doit donner à A. le visa demandé !
Le billet de retour acheté au mois de juillet 2007 est valable jusqu’au 12 février 2008. Passée cette date, si A. n’a pas obtenu son visa, ce billet sera perdu et non remboursé.
Nous exigeons qu’un visa de long séjour soit donné à A. dans les meilleurs délais et avant le 12 février 2008.


Toute l'histoire d'A. ici.

Au 6 février, nous avons collecté un millier de signatures pour le retour d'A. Elles ont été envoyées au Consulat de France à Dakar, ainsi qu'au Ministère des Affaires étrangères.
Merci à toutes celles et à tous ceux qui nous ont apporté leur soutien.

Retrouvons-nous Jeudi 14 février à 18 heures Place du Capitole pour la Saint-Valentin des sans-papiers !

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